CONTENUS DÉDIÉS

PARTICIPATION | 22 FEVRIER 2018 : SORTIE DU LIVRE “LES TRANSHUMANISTES” PAR FLORENCE PINAUD &ELODIE PERROTIN AUX EDITIONS DU RICOCHET



Florence Pinaud a interviewé Olivier en août 2016 pour la rédaction de cet ouvrage. Nous sommes heureux d’en annoncer la sortie prochaine : le 22 février 2018.

Au sommaire des “TRANSHUMANISTES”, premier titre de POCQQ, la nouvelle collection des éditions du Ricochet :

La vie éternelle ? 
Cure de jouvence Bâtisseurs de corps Chirurgie génétique Prothèses intelligentes Pour l’éternité

Gens géniaux, drôles de gens ? 
Les transhumanistes… leur galaxie
La hippie touch
Singulière singularité
Aux USA… et en Europe
Nébuleuse
Les bioconservateurs
Nous sommes les chimpanzés du futur Le mot des philosophes

Fantasme ? Révolution ? Ou cauchemar ? Corps « updatés »
Gènes corrigés
Clônes ou pas clônes ?
Banques d’organes
Des loisirs NBIC
Des innovations pour l’armée Trop d’humains sur Terre
Se lancer dans le débat !

POCQQ
une nouvelle collection ados
aux editions  du Ricochet 

Où va le climat ?
Qui sont les transhumanistes ? Les féministes ? Les footballeurs ?…

Le silence est d’argent mais la parole est d’or
Le monde change et – pour l’instant – l’Homme reste l’Homme.

Face aux enjeux profonds des choix de société, il est important de s’interroger et de débattre en sachant ce que nous dit l’actualité. La vraie actualité, celle qui, loin de l’anecdote, nous raconte où en sont ceux qui la font.

Qui sont les transhumanistes ? Où va le climat ?
Qui sont les féministes ? Les footballeurs ?
Les hackers ?
Nos auteurs sont allés au fond de ces sujets qui leur tiennent à cœur. Ils nous les restituent en allant à l’essentiel avec la distance qui permet à chacun de se faire son opinion.

Le ton est alerte, l’illustration ponctue la lecture avec humour et vigueur. Un texte fluide et facile à lire court sur une centaine de pages. Des encadrés s’arrêtent sur les points techniques. Quelques aiguillages permettent d’aller piocher dans la littérature, le cinéma, la BD, la musique… des points de vue imaginatifs.

Alors, place à des conversations passionnantes et animées ! 5 titres en 2018 et pour suivre 3 par an.

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PUBLICATION | FH MAGAZINE #0


L es débuts d’année sont propices aux bonnes résolutions. C’est connu. Pas la peine d’être grand… prospectiviste pour annoncer cela. Le problème avec les bonnes résolutions… c’est qu’on ne les tient pas ! Alors, à l’aube – bien entamée – de cette nouvelle année, le Comptoir Prospectiviste vous invite à une expérience – et on fera tout pour qu’elle dure – étonnante : le transfert sur support papier des textes produits par les prospectivistes du Comptoir et ceux que vous avez pu consulter sur FuturHebdo. C’est d’ailleurs cette signature autour de laquelle s’est organisée la construction du premier numéro de ce magazine. 
Il s’appelle FH Magazine. Il est beau. Il est riche de contributions multiples dont certains d’entre vous pourraient reconnaître les origines. Car FuturHebdo, et donc FH Magazine, n’existe que grâce à vous ! Grâce à vos entreprises, grâce à vos institutions qui ont fait confiance au Comptoir Prospectiviste et qui, par effet de ricochet, nourrissent les contenus de FuturHebdo.
Le passage du digital vers le print, le Comptoir n’est pas le premier à le faire. Alors qu’il y a dix ans, personne n’aurait parié sur la survie de la presse écrite, elle se porte finalement bien. Sa santé n’est pas au mieux… mais, elle est moins préoccupante qu’on aurait pu le penser. L’univers de la presse écrite ou magazine est surtout en pleine mutation pour prendre en compte l’évolution du marché et les nouvelles habitudes des lecteurs qui font naître nombre de titres au public extrêmement ciblé et étroit. Étonnant ? Non, malin ! 

Et puis, en ces temps de la consommation reine, où la nouveauté est poussée à la désuétude par la nouveauté, FH Magazine ne paraîtra que deux fois par an. Alors, gardez-le, consultez-le, potassez-le… à notre sens, il en vaut la peine ! Bonne lecture et, vous aussi, tenez vos bonnes résolutions !
PS : Pour ce premier numéro, le tirage est modeste. Donc, peu d’entre vous l’auront physiquement entre les mains… Mais vous pouvez néanmoins profiter de ce premier numéro en pdf et epub ! Liens le fichier PDF>>> (12,3 Mo) et le fichier EPUB>>> (61,5 Mo). 
Bonne lecture et rendez-vous tout début juillet pour le numéro 2 de FH Magazine. À emporter en vacances ! 

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PUBLICATION | OCEAN ARCTIQUE 2020-2050 : NOUVELLES ROUTES MARTIMES ET CHANGEMENT DE DONNE GEOPOLITIQUE | GEAB DU LEAP


Olivier Parent a rédigé un article d’anticipation géopolitique pour le bulletin www.GEAB.eu (Global Europe Anticipation Bulletin, sur abonnement) du www.LEAP.eu (Laboratoire Européen d’Anticipation Politique) :



Pour faire de l’anticipation, il ne faut pas hésiter à être cynique. Si un nouvel état de fait apparaît, émerge, il ne faut pas hésiter à l’analyser, à tenter d’en extraire un avantage inattendu, tout politiquement incorrecte soit-il !

Si on applique cette posture à une analyse de l’avenir des océans, on ne peut s’empêcher de porter son regard vers le Nord de notre planète. En effet, une des conséquences les plus évidentes des dérèglements climatiques que scientifiques et observateurs ne cessent de constater, pourrait bien se dérouler dans l’océan arctique, avec le recul incessant de la banquise qui, bientôt libérera des voies navigables sur des périodes de plus en plus longues… voire, tout au long de l’année. Et ce, “pour le plus grand bien de la planète” : les routes passant par le nord sont environ un tiers plus courtes que les routes maritimes habituelles !




LE TEMPS DES AVENTURIERS

Historiquement, on distingue deux voies : le passage Nord-Ouest, qui trace une route, au milieu des îles du Grand-Nord canadien, reliant l’Atlantique Nord au Pacifique. L’autre voie est le passage Nord-Est qui relie lui aussi l’océan Atlantique au Pacifique mais, cette fois, en longeant les côtes de l’extrême nord de la Russie.

Jusqu’à il y a peu, ces deux itinéraires représentaient surtout une valeur plutôt  historique que maritime car ils ne demeuraient navigables que quelques courtes semaines au cours de l’année. Il n’est pas inutile de rappeler que ces contrées ont été les territoires d’aventures humaines folles, dès les temps des grands navigateurs. Sur leurs beaux navires à voiles, aucunement équipés pour les conditions climatiques extrêmes qu’ils rencontrèrent, n’ayant parfois pour carte que des légendes, ils cherchèrent obstinément, dès le XVIème siècle, une route Nord qui éviterait de contourner par l’extrême sud les continents africains et américains. Depuis, les canaux de Suez et de Panama ont été ouverts, mais les utilisateurs des voies maritimes cherchent toujours les passages les plus courts.

Ainsi, les passages Nord-Ouest et Nord-Est, sur le papier, permettraient de raccourcir substantiellement les trajets. Et, qui dit itinéraires plus courts, dit gain de temps, et donc d’argent ! Par l’itinéraire Nord-Ouest, d’ouest en est, via le détroit de Béring, le canal de Parry et le détroit de Davis, le gain est d’environ 7700 km par rapport à l’itinéraire courant qui passe par le canal de Panama. Et, ce sont près de 9700 km qui sont gagnés en passant par le passage Nord-Est, distance gagnée sur l’itinéraire qui, lui, emprunte le canal de Suez. Donc, pas la peine d’être capitaine au long court pour voir l’avantage à passer par l’océan Arctique…

Ces routes font désormais école : si au cours du vingtième siècle, on ne comptait en moyenne qu’un bateau par an à s’aventurer dans ces eaux réputées dangereuses, depuis une dizaine d’années, ce sont près de 100 navires qui ont raccourcis leurs trajets par le nord. Baromètre de la navigabilité de ces eaux : désormais des navires de croisière s’aventurent, eux aussi, dans le passage Nord-Ouest, plus alléchant pour le croisiériste que le passage Nord-Est, avec toutes ces îles et îlots qui jalonnent la route.

Mais, tant que la banquise maintiendra sa main de glace sur l’océan Arctique, ces deux routes garderont un enjeu stratégique. On le voit bien avec le passage Nord-Ouest : pour le Canada, l’itinéraire est dans ses eaux territoriales, alors que pour d’autres pays comme les Etats Unis d’Amériques — soutenus par le droit international — les eaux qu’emprunte la route sont internationales… Sûrement un héritage de la guerre froide quand les sous-marins soviétiques et américains jouaient à cache-cache sous la banquise.

Le contexte dressé, on peut désormais commencer à se projeter dans l’avenir. Et, pour bien faire la bascule dans une autre géo-stratégie, on peut désormais considérer la planète non plus au travers de l’habituel planisphère euro-centré, mais en la regardant depuis le pôle Nord, d’un point de vue “arcto-centré” : c’est ainsi que les proportions de cette région reprennent leurs justes mesures. Il suffit de faire tourner la carte sur elle-même pour regarder la situation depuis l’Europe, la Russie ou l’Amérique…
En tentant de faire une anticipation de l’évolution de la situation maritime de l’océan arctique, il faut distinguer trois temps, trois périodes, chacune un peu plus dans l’avenir que la précédente.


La suite : www.geab.eu


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CHRONIQUE | CE QUE “BLACK MIRROR (SAISON 4)” NOUS DIT SUR DEMAIN

Les autres chroniques de FuturHebdo “Cinéma et Prospective” :

 Blade Runner 2048

              Valerian                    2075, les temps changent          Life : Origine Inconnue

 

Ghost in the shell                        Morgane                      Hardcore Henry

  

Divergente 3                          Star Wars 7                       Seul sur Mars
  

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LES ENTRETIENS DE FUTURHEBDO #03 : RIEL MILLER, RESPONSABLES DES LABORATOIRES DE CONNAISSANCE EN LITTERATIE DU FUTUR -— UNESCO

Toujours dans le renouvellement de l’exploration du présent, à la lumière d’avenirs multiples, FuturHebdo propose une série d’interviews de personnalités qui, chacune dans leur domaine, sont à la jonction de la société du savoir, de la recherche, et du grand public. Chacune de ses personnalités nous propose sa vision de la place des sciences dans nos sociétés modernes, de la vulgarisation, de la prospective, cette interrogation du présent par le futur…

Tous les interviews seront construits selon la même structure afin de permettre une lecture comparée de ces interviews, entre eux, d’en faire une lecture synoptique.
Aujourd’hui : Riel Miller, Responsable des Laboratoires de Connaissances en Littératie du Futur — UNESCO



Olivier Parent (FuturHebdo) : Bonjour, Pouvez vous nous dire où nous sommes et vous présenter en quelques mots ? Quelles sont vos activités dans les domaines des sciences, de la recherche, de l’éducation ?


Riel Miller (UNESCO) : Moi, je m’occupe principalement de fabriquer des processus pour réflechir, pour imaginer l’avenir dans les domaines des sciences, des technologies… mais également dans tout autres domaines tels que le social, la gouvernance… Moi, je suis quelqu’un qui travaille principalement dans le “comment faire, comment penser le futur”. On est à l’UNESCO, au siège de UNESCO. Moi je travaille dans le secteur qui s’appelle sciences humaines et sociales, qui est une des 5 unités — éducation, science, culture et informations — qui sont les 5 secteurs de UNESCO.


OP : A votre sens la relation entre le savoir érudit scientifique et le savoir populaire est elle en train d’évoluer ?

RM : Absolument, je pense qu’on est principalement à un moment dans l‘histoire humaine où notre rapport aux connaissances et au savoir est en train de changer. Côté production et création, et côté utilisation et demandes. Ça veut dire qu’on est en train d’assister à une refondation de notre rapport avec la réalité qui passe à travers nos réflexions et nos connaissances. On est une espèce qui a ce filtre, que sont nos idées, et qui structure notre façon d’être et tout ça pour des raisons scientifiques mais aussi pour des raisons liées à notre capacité d’emmener nos outils, qui sont en symbiose avec les humains depuis toujours, vers une autre plaine d’opportunités…

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LES ENTRETIENS DE FUTURHEBDO #02 : GILLES BABINET

Toujours dans le renouvellement de l’exploration du présent, à la lumière d’avenirs multiples, FuturHebdo propose une série d’interviews de personnalités qui, chacune dans leur domaine, sont à la jonction de la société du savoir, de la recherche, et du grand public. Chacune de ses personnalités nous propose sa vision de la place des sciences dans nos sociétés modernes, de la vulgarisation, de la prospective, cette interrogation du présent par le futur…

Tous les interviews seront construits selon la même structure afin de permettre une lecture comparée de ces interviews, entre eux, d’en faire une lecture synoptique.
Aujoud’hui : Gilles Babinet, Digital Champion de la France auprès de l’UE
Olivier Parent (FuturHebdo) : Bonjour, Pouvez vous nous dire où nous sommes et vous présenter en quelques mots ? Quelles sont vos activités dans les domaines des sciences ?
Gille Babinet : C’est un sujet qui me passionne depuis toujours car c’est au cœur de la révolution… le capital humain, et donc je m’intéresse à la foi à ce que sont les pédagogies pour le jeune âge, l’école primaire en particulier et en même temps à l’enseignement supérieure et les formations professionnelles. Et, d’une façon plus générale : comment est ce qu’on apprend à innover, comment on apprend travailler dans des logiques de rupture car c’est passionnant. 
Donc dans ce cadre, j’ai plusieurs activités : je suis au conseil d’administration d’une start up qui fait des mooks. Je suis très impliqué dans l’institut Montaigne. On vient de publier un rapport sur l’enseignement supérieur et numérique, et puis c’est un sujet que j’aborde dans mes livres et conférences.

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PUBLICATION : CHRISTIAN GATARD DANS INFLUENCIA

Le côté obscur de l’entertainment
« Il suffirait d’une seule fois dans ma vie d’être prudent, patient et… c’est tout ! Il suffirait, une seule fois, d’avoir du caractère et, en une heure, je peux changer toute ma destinée… » (*) L’alexis de Dostoïevski n’eut pas cette force face à la roulette, et l’obsession ludique l’aspira sur les rives de la folie, comme nos obscurs divertissements happent hors de la réalité.
Le divertissement a son dark side. Notre époque est postmoderne, post-vérité, post tout. Pourquoi pas post-éthique ? Nous recherchons légitimement, voire innocemment, à nous divertir… or, ce divertissement révèle son côté obscur, et cela n’est pas une exclusivité de notre époque, bien qu’on en fasse un maximum dans le glauque et le sordide. Ce qui est en cause : la norme, la doxa, les paradoxes, la créativité et l’(in)humanité.
Une courbe s’accentue : la recherche de sensations de plus en plus fortes, la quête de jouissance, de plaisir du corps, de vertige de l’esprit. Roger Caillois avait proposé le concept d’ylinx (**) (du grec, « tourbillon d’eau »), les jeux de vertige. Dans un monde au bord de l’abîme, la fascination du manège, du tournis, de la voltige… incarne la soif de se sentir exister. Une sorte d’urgence avant l’apocalypse ? Une ivresse qui atténue les peurs ?

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LES ENTRETIENS DE FUTURHEBDO #01 : JACQUES ARNOULD, EXPERT ETHIQUE DU CNES

Toujours dans le renouvellement de l’exploration du présent, à la lumière d’avenirs multiples, FuturHebdo propose une série d’interviews de personnalités qui, chacune dans leur domaine, sont à la jonction de la société du savoir, de la recherche, et du grand public. Chacune de ses personnalités nous propose sa vision de la place des sciences dans nos sociétés modernes, de la vulgarisation, de la prospective, cette interrogation du présent par le futur…
Tous les interviews seront construits selon la même structure afin de permettre une lecture comparée de ces interviews, entre eux, d’en faire une lecture synoptique.

Aujourd’hui : Jacques Arnould, Expert éthique au CNES

Olivier Parent (FuturHebdo) : Bonjour, pouvez-vous nous dire en quelques mots quelles sont vos activités dans le domaine des sciences, de la recherche ?

Jacques Arnould (CNES) : Nous sommes au centre national d’études spatial, du moins au siège du CNES à Paris, aux halles. Donc comme son nom l’indique, c’est l’agence spatiale française, qui est chargée à la fois d’élaborer des programmes spatiaux français, de les proposer au gouvernement, et puis, ensuite, de les mettre en œuvre avec nos différents partenaires, qu’ils soient scientifiques, industriels, voir économiques… Tout ca dans un cadre dont nous sommes aussi le garant ; un cadre juridique particulier, qui est d’autant plus important que, justement, lorsqu’apparaissent de nouvelles activités spatiales, il s’agit de voir comment elles s’intègrent dans ce cadre dont nous sommes aussi responsables, à l’égard du gouvernement et de la société française.

Au sein de cette structure, j’ai la chance d’occuper à un poste plutôt original : depuis une quinzaines d’années, la direction du CNES a créé un poste de chargé de mission sur les questions éthiques. 
Il y a 15 ans, l’éthique en France, on connaissait déjà puisque, auparavant, avait été créé un comité national d’éthique. Mais celui-ci était dédié, et l’est toujours, aux sciences de la vie, donc à ce qui nous concerne tous, le plus directement possible : la biologie et la médecine…
L’éthique commençait aussi être à connue au sein d’applications professionnelles : le journalisme, l’économie, l’ingénieur, les techniques de l’ingénieur… Le spatial, je ne dis pas qu’il échappait à l’éthique, mais n’était pas le premier sujet auquel on pensait. Sauf pour les gens du spatial qui se sont dit, au début des années 2000 : “Mais, pourquoi l’éthique ne nous concernerait-elle pas nous aussi ?” Mais dans quels termes ? Et toute ma mission, depuis 15 ans, a été, est toujours de se dire, c’est quoi au fond l’éthique ?

La suite sur FutuHebdo : ICI

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PUBLICATION : DEMAIN, QUELLES REGLES DU JEU ? PROSPECTIVE DES DIVERTISSEMENTS

Un article collectif du Comptoir Prospectiviste, avec les idées de Christian Gatard (et surtout sa plume…), de Jean-Jacques Vicensini et d’Olivier Parent, pour INfluencia. A lire aussi sur www.futurhebdo.fr

L’hypothèse est ici que le divertissement n’aura bientôt plus pour fonction d’échapper au monde mais d’y participer. De le reconstruire. Il sera le moteur des mutations en cours : éthiques, psychologiques et technologiques.
Retour en arrière
Les civilisations antiques et médiévales, nos racines, partageaient (déjà, comme aujourd’hui) deux conceptions divergentes du divertissement.

D’un côté, le bon divertissement, l’oisiveté dynamique
Elle était considérée comme une vertu positive dans la mesure où son but, sa vertu, était de permettre de mieux travailler. Dans une société travailleuse, y compris au plus haut niveau de l’état, il fallait nécessairement s’accorder des moments de détente, une certaine oisiveté (l’otium de Cicéron). Christine de Pizan raconte  en 1404 dans Le Livre des fais et bonnes meurs du sage Roy Charles V comment ce dernier se levait à 5h, travaillait de 6 à 11 puis se permettait une saine oisiveté c’est-à-dire de retrouver quelques théologiens discuter de la Genèse dans son royal jardin. Trop cool.
ll y avait donc une morale du divertissement.
Bref, se divertir pour mieux travailler. Gloire du travail.

De l’autre, le mauvais divertissement, l’oisiveté diabolique
On connait l’antienne :  l’oisiveté est la mère de tous les vices et le travail le père de toutes les vertus. Caton l’Ancien disait : « en rien faisant on apprend à mal faire » et Hésiode en rajoute :  « le travail est la sentinelle de la vertu ».
Dans les traditions populaires allemandes, italiennes, scandinaves, on appelle l’oisiveté l’oreiller du diable : si on occupe son cerveau et son corps on évite de sombrer dans les péchés capitaux.
Le divertissement selon Pascal s’inscrit dans cette perspective : l’homme se protège du désespoir et de l’appel du divin dans le jeu social sous toutes ses formes. Le divertissement selon Debord, également, pour qui nous ne sommes que des pantins manipulés que le spectacle de la consommation abrutit.

En somme se divertir est un danger existentiel. Nouvelle donne.  

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CHRONIQUE : CE QUE “BLADE RUNNER 2049” NOUS DIT SUR DEMAIN

Les autres chroniques de FuturHebdo “Cinéma et Prospective” :

              Valerian                    2075, les temps changent          Life : Origine Inconnue

 

Ghost in the shell                        Morgane                      Hardcore Henry

  

Divergente 3                          Star Wars 7                       Seul sur Mars
  

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