Olivier PARENT

INTERVIEW : CHRISTIAN GATARD INTERVIEWÉ DANS LE MONDE

(…)
« L’allégeance rebelle »

Le succès de ces concepts, estime le sociologue de la consommation Christian Gatard, « témoigne des difficultés grandissantes d’anticiper les évolutions d’une société qui, depuis les années 1990, s’est considérablement fragmentée et devient, par conséquent, toujours plus difficile à lire ; » Les catégories socioprofessionnelles (CSP) semblent des outils de moins en moins pertinents pour alimenter des analyses fines. Les « générations » se structurent autour des usages numériques. Reste qu’invoquer la figure tutélaire des « millennials », des « digital natives » ou de la « génération Y », tous nés entre 1980 et 2000, n’offre pas une grille d’analyse beaucoup plus satisfaisante.

Selon Christian Gatard, les ­sociostyles, « ces personnages de la société du spectacle », sont le fruit à la fois des affinités et de ce qu’il désigne comme « l’allégeance rebelle ». Sous ce terme, le sociologue évoque la propension de l’individu à souscrire aux grandes valeurs dominantes collectives (la démocratie, la protection de l’environnement) tout en faisant, dans sa vie personnelle, la part belle au politiquement incorrect, y compris dans ses modes de consommation. Une sorte de schizophrénie socialement tolérée mais qui brouille les cartes lorsqu’il s’agit d’anticiper les comportements de consommation(…)
Article à lire dans son intégralité dans Le Monde>>> (pour les abonnés, désolé pour les autres !!!)

FUTURHEBDO : LES AUTEURS

Un petit coup de projecteur sur les auteurs qui font vivre FuturHebdo et qui animent l’actualité de notre futur.




Voici les auteurs de FuturHebdo>>> :

> CHRISTIAN GATARD : Tous les articles de Christian>>>
> PATRICK DELCOURT : Tous les articles de Patrick>>>
> DENIS ETTIGHOFFER : Tous les articles de Denis>>>
> YANN TEISSIER DU CROS : Tous les articles de Yann>>>
> THOMAS MICHAUD : Tous les articles de Thomas>>>



Vous avez en tête des idées folles. Vous avez envie de les raconter, de les partager ? Venez rejoindre la communauté des auteurs de Futurhebdo !
Ecrivez à  : olivier.parent@futurhebdo.com

CES JEUNES QUI CONSTRUISENT DEMAIN

Mise à jour du 25/05/17 :
> 2017 : Rifath Shaarook, 18 ans, fabrique le plus petit satellite du monde pour la NASA

> 2016 : Boyan Slat, 21 ans, veut nettoyer les océans et s’en donne les moyens
> 2016 : Kiara Nirghin, 16 ans, met au point un super aborsbant végétal pour contre la sécheresse

> 2014 : Sahil Doshi, 14 ans, invente une batterie qui fonctionne avec du CO2

> 2013 : Eesha Khare, 18 ans, invente un “supercapacitor” qui recharge les batteries en quelques secondes
> 2013 : Ann Makosinski, 15 ans, allume une lampe avec la chaleur du corps

> 2012 : Jack Andraka, 15 ans, développe une méthode de détection du cancer du pancréas

> 2010 (?) : Jai Kumar, 10 ans, invente un puificateur d’air à bas coût

Une compil. qui date un peu : ICI
Un article de 2015 sur des plus très jeunes inventeurs français : ICI
Quelques illustres prédécesseurs : ICI

Que sont-ils devenus ?
Leurs inventions sont-elles des innovations de ruptures ?
Leurs inventions ont-elles passé le capte de l’industrialisation et  de la commercialisation ?

Si vous connaissez d’autres de ces exemples, merci de laisser un commentaire !

CONFERENCE : INTERVENTION À L’IHEST

Animation d’un table ronde lors d’une formation pour l’IHEST.eu : Interviews de 3 romanciers sur les modalités de l’enquête romancée : Dominique Sylvain, romancière, Vincent Fleury, romancier et biophysicien et Christophe Molmy, commissaire divisionnaire à la BRI (brigade recherche et intervention) à Paris et romancier.

CONULTING | SPACE’IBLES : L’OBSERVATOIRE DE PROSPECTIVE SPATIALE DU CNES

Murielle Fafaye, CNES :

Observe trends and anticipate evolutions to identifyng possible and desirable futures (…) 

What will be next disruptions in the space sector, how will they impact business and french space competitiveness? How societal needs will evolve, and what answers space will provide?

To answer these questions, several domains have to talk together. So I proposed and set up, Space’ibles, the space foresight observatory, with about 20 organisms from society, science, economics, social sciences, foresight, strategy think tanks and space sector.

Le Comptoir est membre de Space’ibles, l’Observaroire de Prospective Spatiale du CNES

CHRONIQUE | CE QUE “LIFE – ORIGINE INCONNUE” NOUS DIT DE DEMAIN

Une co-production Huffington Post – C’est Demain et
Les autres chroniques de FuturHebdo pour le Huffington Post :

Ghost in the shell                            Morgane                             Hardcore Henry
  

Divergente 3                              Star Wars 7                             Seul sur Mars
  

INTERVIEW | HISTOIRES DE LA PRISE DE TÊTE

Dimanche 23 avril, diffusion, sur Espace 2 de la RTS, d’un documentaire de David Christoffel, réalisé par Patrick Lenoir : Histoires de la prise de tête. Une production du LABO (David Collin).

Christian et Olivier ont prêté leurs voix à ce documentaire, avec Carlos Parada (auteur de Toucher le cerveau, changer l’esprit aux PUF), Jocelyn Vinchon (gamer),  Anne-Christine Taylor (chercheuse CNRS en anthropologie), Nicolas Horvath (pianiste), Elisabeth Chamontin (collectionneuse d’images de décervelage).

Le lien vers le podcast !

INTERVIEW | POUR LE SITE NEXIZE

http://nexize.com/assurance-crapuleuse/

Question : Olivier, tu as participé avec tes amis des Mardis du Luxembourg à l’ouvrage collectif : Chroniques de l’intimité connectée, qui se présente comme un recueil de nouvelles. Ton récit, Assurance crapuleuse, nous propulse en 2066, où les tueurs à gage sont devenus des effaceurs …
Olivier : Pour écrire Assurances Crapuleuses, une de mes nouvelles parue dans le dernier livre du think tank des Mardis du Luxembourg, j’ai créé un personnage, Tommy Maréchal. De nos jours, il aurait été tueur à gage. Dans l’avenir dans lequel se déroule la nouvelle, il est « effaceur ».
Plus hacker hautement nuisible que sociopathe sans empathie pour ses semblables qu’il « dessoude » froidement, les missions richement rémunérés de ce personnage consistent à effacer l’identité numérique des personnes qui lui sont anonymement désignées comme cibles. Or, dans une société totalement dématérialisée, l’effacement numérique pourrait bien s’avérer être un acte aussi violent qu’une mort physique … repoussant les pauvres hères privés de leurs précieux sésames digitaux, vers les bidonvilles en bordures des mégapoles, non-lieux dont l’existence n’est surtout pas reconnue par les autorités, au risque d’admettre la fragilité du système …

Question : Si l’on se projette dans un avenir moins lointain, on s’aperçoit que notre existence commence à se dématérialiser, comme de simples contenus informatiques, et que nous sommes à la merci des hackers …
Olivier : Revenus dans notre présent, la dématérialisation est un état de fait, bien que toujours en voie de déploiement. Les institutions, autant que les entreprises, incitent les administrés, aussi bien que les clients, à se servir des services en ligne pour accomplir un nombre de tâches toujours plus grand. Aux oubliés d’Internet – en 2016, ils étaient près de 6 millions de français à ne pas avoir accès à la « toile », qu’ils soient en situation de  précarité ou tout simplement peu sensibles à ces usages, comme les seniors – à ces naufragés involontaires, donc, ne restent, au mieux, que la corvée du serveur vocal … au pire, l’obligation d’obtenir l’accès à un ordinateur afin d’accomplir les démarches qu’ils auraient pu effectuer auprès de l’antique guichet désormais dématérialisé. C’est exactement ce qu’il se passe pour l’obtention de la vignette « Crit’Air », sésame à coller sur son pare-brise dès le 15 janvier, pour pouvoir rouler dans Paris sans risquer des contrôles anti-pollution intempestifs – en attendant l’inéluctable verbalisation – et dont la procédure d’obtention se fait exclusivement sur Internet … Et si ce n’était que cela …

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