Olivier PARENT

Odyssée interstellaire | Cité des sciences et de l’industrie | Consulting et contenus

Après de nombreux mois de travail et de maturation… la conférence scénarisée « Odyssée interstellaire » s’est déroulée le 16 décembre, à la Cité des sciences et de l’industrie.

Avec Jacques Arnould (CNES), Lucie Poulet, PhD et Roland Lehoucq (CEA), nous avons emmené, Florence Porcel et moi, plus de 200 personnes dans un voyage de 4,37 année-lumière sur 170 ans ! Pas mal, non ? Et tout cela en 2 heures, une douzaine de questions interactives et un plongée inoubliable de l’espace vers la planète Toliman d.

Un bel exemple de vulgarisation rendu possible par la bienveillance de nos trois experts qui se sont prêtés au jeu auquel nous avons invité notre public.

Merci aux équipes de la Cité d’avoir offert au Comptoir Prospectiviste l’opportunité d’écrire — sous la tutelle bien veillante de nos experts sus cités — une expérience devenue immersive grâce à l’implication des équipes du planétarium qui a produit les visuels et les animations dont la plongée vers notre destination spéculative !


EDITO : L’humanité a toujours tourné les yeux vers les étoiles. Dès l’Antiquité, Lucien de Samosate va jusqu’à imaginer des États sur la Lune, idée reprise par Cyrano de Bergerac au 17e siècle. Dans ces récits, le merveilleux permet tout. 

En 1610, Galilée tourne sa lunette astronomique vers Jupiter et observe quatre lunes en orbite autour de la géante. C’est la confirmation par l’observation de la révolution copernicienne qui, moins d’un siècle plus tôt, avait retiré à la Terre sa place centrale dans l’Univers. Dans la foulée, Giordano Bruno, théologien et philosophe, avait envisagé l’infini de l’espace, peuplé d’autant d’étoiles et de planètes. Cette audace lui avait valu d’être brûlé vif par l’Inquisition en 1600. 

De leur côté, les récits imaginaires deviennent « science-fiction » avec la Révolution industrielle : les principes magiques sont remplacés par ceux des sciences et techniques. Le premier récit interplanétaire De la Terre à la Lune est écrit par Jules Verne en 1858. Puis H. G. Wells imagine La guerre des mondes qui, en 1898, décrit l’invasion de la Terre par des forces martiennes. Plus tard, le cinéma s’empare lui aussi du sujet spatial avec La planète interdite (1956) parmi les premiers succès de la SF au box-office. Depuis, la liste des œuvres ne cesse de s’allonger et un constat s’impose : si l’imagination est un moteur de la science-fiction, les sciences en sont le carburant ; elles renouvellent l’imaginaire des auteurs avec leurs incessantes découvertes. 

Ainsi, avec la confirmation de la première exoplanète par Michel Mayor et Didier Queloz en 1995, on sait désormais qu’il existe bien une infinité de mondes : notre galaxie pourrait être riche d’au moins 100 milliards de planètes. Mais si, comme dans la SF, l’humanité veut partir à leur découverte, il va falloir apprendre à maîtriser les espaces interstellaires. Et ça n’est pas une mince affaire, d’autant plus que l’esprit humain est incapable de prendre la réelle mesure des espaces qui séparent la Terre des étoiles qui l’entourent ! 

Pour contourner la difficulté du voyage interstellaire, la série Star Trek, en 1966, « invente » la distorsion de l’espace-temps : celle-ci permet de parcourir de très grandes distances en très peu de temps, procédé bien pratique pour une série de télévision… et tellement génial qu’on peut se demander si la série n’aurait pas inspiré Miguel Alcubierre, physicien, qui, en 1994, théorise un procédé permettant de se déplacer plus vite que la vitesse de la lumière. 

Si la théorie est éventuellement là, il y a encore un immense chemin à parcourir avant d’envisager le début de la moindre expérimentation. Néanmoins, cet exemple, comme d’autres, a le mérite de montrer l’existence d’une fertilisation croisée entre sciences et science-fiction. Jusqu’où cette démarche peut-elle emmener l’humanité ? L’avenir nous le dira. D’ici là, bon voyage interstellaire !

Space’ibles Days 23 : clôture de l’Acte 3 de Space’ibles | Consulting

Intervention de Jean-Jacques Dordain, parrain de Space’ibles et ancien DG de l’ESA, l’Agence spatiale européenne.

Les Space’ibles Days 2023 se ont déroulés les 27 et 28 novembre 2023 au siège du Cnes, salle Espace. Cette convention, animée cette année par Sébastien Lombard, Cnes, rassemble les membres de cet Observatoire de prospective spatiale du Cnes, ainsi que les agences de prospective qui pilotent les divers ateliers.

Cette convention a aussi été l’occasion de présenter les analyses prospectives de la science-fiction que le Comptoir réalise pour l’observatoire (cette année : Apprendre, si par bonheur (roman), Red Planet et Space Sweepers) ainsi que les thèmes de l’Acte 4 de Space’ibles. On garde encore un peu la surprise : les thèmes seront dévoilé à la fin du premier trimestre 2024.

Le Comptoir à restitué l’atelier dont il avait la charge : « Infrastructures spatiales ». Cet atelier a été sous le co-pilotage de Christophe Bonnal, Cnes, Philippe Coué, Dassault Aviation. Les autres ateliers ont traité de spatioports (Gerpa), de données (Futuribles) et de tourisme (Mycellium) spatiaux.

Pour suivre l’actualité de Space’ibles, rendez-vous sur le site de l’observatoire : https://spaceibles.cnes.fr/fr. Vous y trouverez l’ensemble des rapports d’étude des actes précédents, une revue de presse prospective (spaceibles.cnes.fr/fr/revue-de-presse-spaceibles) ainsi que les analyses prospective de la SF (spaceibles.cnes.fr/fr/spaceibles/analyse-films-danticipation et spaceibles.cnes.fr/fr/spaceibles/analyse-livres-danticipation). Ces analyses font partie d’une collection accessibles sur Futurhebdo.fr et Sciencefictiologie.fr.

FuturHebdo #07 « Industrie zéro carbone en 2050 : un horizon atteignable ? » | IHEST | Consulting et Publication

Voici le nouveau numéro de Futurhebdo, le magazine de nos futurs immédiats. Il a été conçu en collaboration avec l’Institut des hautes études pour la science et la technologie (IHEST), à la suite de l’université territoriale : « Industrie zéro carbone en 2050 : un horizon atteignable pour la Métropole Rouen – Normandie ? », événement lui aussi conçu par l’IHEST dans lequel le Comptoir Prospectiviste assurait la partie prospective.

Les 1er et 2 décembre 2022, cette université a rassemblé près de 80 acteurs du territoire de Rouen, industriels, associatifs, agents territoriaux et élus, dont messieurs Nicolas Mayer-Rossignol, maire de Rouen et président de la Métropole Rouen-Normandie, et Abdelkrim Marchani, son vice-président à la Métropole. Ils ont pu entendre Pierre Musso, philosophe, François Bost, économiste, Catherine Guermon, EcoAct et Pierre Giorgini, prospectiviste.

Ils ont également reçu les témoignages de cinq autres territoires engagés dans cette démarche de décarbonation : la Vallée de la chimie, Lyon, Dunkerque et son projet TIGA, la région Occitanie, Nantes – Saint-Nazaire et leurs « Énergies nouvelles » et Hambourg, Allemagne. Ils sont aussi participé à trois ateliers dont utilisant la démarche prospective.

Ce document s’appuie sur les prises de paroles des uns et des autres, hommes et femmes de conviction qui partagent leurs visions des enjeux qui se présentent à la France et à ses territoires sur le long chemin qui doit mener à la nécessaire décarbonation de nos activités industrielles.

Bonne lecture !


Vous trouverez ce numéro 7, et les numéros précédents de FuturHebdo,
dans la boutique du Comptoir Prospectiviste : https://prospectiviste.fr/boutique/

À consulter aussi sur le site de l’IHEST :
https://www.ihest.fr/futurhebdo-x-ihest-industrie-zero-carbone-en-2050-un-horizon-atteignable/

 

Deux ou trois choses que “Ex Machina”, parlant de demain, nous dit sur aujourd’hui | inCyber News | Publication

“Ex Machina” : un film qui explore les relations (intimes) humain-machine… Et bien plus encore

L’intrigue du film est construite via trois protagonistes : Caleb, programmeur informatique, invité à rencontrer son patron dans une propriété perdue en montagne. Nathan, créateur du plus puissant moteur de recherche au monde (patron de Caleb et génie de l’informatique) et Ava, robot doté d’une intelligence artificielle particulièrement avancée et d’apparence féminine, que l’on nomme “gynoïde” dans le jargon de la robotique. Ada est la dernière itération de l’intelligence artificielle que Nathan à créée. Il souhaite l’évaluer. D’où la présence de Caleb.

Très rapidement, il s’avère que le trio se trouve impliqué dans bien autre chose qu’une simple évaluation des capacités d’une IA, sachant que Ava est bien identifiée en qualité d’intelligence artificielle. L’enjeu du test auquel Caleb est obligé de se prêter n’est plus de savoir si Ava est capable de soutenir une conversation humaine – ce qui relèverait de capacités essentiellement algorithmiques – mais de savoir si elle arrive à convaincre son interlocuteur humain qu’elle est dotée d’une conscience malgré son apparence robotique. Plus encore, elle doit convaincre qu’elle est une personne. Ce qui signifie, par conséquent, que la gynoïde a conscience d’elle-même.

Pour notre plus grand plaisir de spectateur, le déroulement de l’intrigue du film va bien au-delà de cette interrogation légitime — la nature d’Ava — pour aborder d’autres thèmes : l’empathie de l’humain à l’égard de la machine, la séduction et le possible sentiment amoureux entre être biologique et être artificiel. Ne voit-on pas Ava se revêtir d’une robe pour plaire à Caleb qui passe du statut de testeur à celui de visiteur ?

La suite sur inCyber.org

Première contribution d’Olivier Parent à
inCyber News, le média de la confiance numérique

À suivre également sur FuturHebdo.fr et
Sciencefictiologie.fr

À quoi ressembleront nos infrastructures spatiales de demain ? | Space’ibles – CNES | Étude

À quoi ressembleront nos infrastructures spatiales de demain et comment garantir un avenir extra-atmosphérique durable ? 🚀🌌

Face à l’accélération exponentielle des activités humaines au-delà de notre atmosphère, l’Observatoire de Prospective Spatiale du CNES (Space’ibles), en partenariat avec Dassault Aviation et Le Comptoir Prospectiviste, a mené une réflexion collaborative ambitieuse sur l’avenir de nos infrastructures spatiales.

Une démarche prospective audacieuse Pour anticiper les défis complexes à venir, cette étude s’appuie sur une méthodologie prospective rigoureuse. Au cours de plusieurs ateliers réunissant 25 experts, les participants ont modélisé une vaste « arborescence des potentiels d’avenirs ». Plutôt que de s’enfermer dans un calendrier chiffré incertain, la méthode utilise une « échelle qualitative du temps » évoluant du présent (le programmé) vers des horizons plus incertains (l’accessible, l’éventuel et le lointain). Afin de dépasser les prolongements trop évidents du présent, cette approche n’hésite pas à injecter des éléments de rupture, des accidents inattendus (les fameux cygnes noirs) et des transgressions technologiques ou éthiques.

Trois grands thèmes d’exploration cruciaux Cette cartographie des futurs possibles a mis en lumière trois piliers fondamentaux qui conditionneront nos activités extra-terrestres :

🛰️ La gestion incontournable des débris spatiaux : C’est le point de passage inévitable pour un avenir spatial durable et apaisé. L’étude explore les infrastructures matérielles et réglementaires nécessaires pour la surveillance (tracking), ainsi que les impératifs futurs de retrait actif et de recyclage (écoconception) sur les différentes orbites.

🌍 Le développement des orbites terrestres : L’orbite basse s’apprête à devenir un véritable écosystème industriel. Les réflexions portent sur l’essor de la production en orbite (In-Orbit Manufacturing), le déploiement de centrales solaires spatiales (SBSP), l’hybridation des activités et la cohabitation complexe entre acteurs publics et géants privés.

🌕 L’horizon lunaire et l’espace cislunaire : Garantir une présence pérenne sur notre satellite nécessitera des infrastructures totalement nouvelles, tant sur le sol lunaire que sur des orbites spécifiques (comme les orbites NRHO), soulevant d’immenses défis de souveraineté, d’exploitation des ressources et de coopération.

#CNES #Spaceibles #Espace #Prospective #InfrastructuresSpatiales #Avenir #ÉtudesProspectives #ÉtudeStratégique

« La dématérialisation du travail : Penser plus loin » | Management Magazine | Publication

Pour le numéro de novembre-décembre 2023 du Management Magazine, Marie Peronnau à interviewer Olivier Parent sur l’avenir du travail et les questions que pourrait lever le télé-travail s’il venait à se généraliser et surtout durer dans le temps…

Premier entretien d’une série qu’on souhaite longue avec le Management Magazine sur ce que la prospective peut apporter au domaine du management… un très bon exemple de ce que la prospective peut apporter aux domaines professionnels en général, que l’on parle d’univers technologiques ou plus relationnels, sociologiques.

Achat en kiosque ou en ligne : prismashop.fr/tous-les-magazines/actualite-economique/management/les-archives-de-management.html

Deux ou trois choses que “The Creator”, parlant de demain, nous dit sur aujourd’hui | inCyber News | Publication

Ce film de science-fiction, sorti à l’automne 2023, a été conçu avant le raz-de-marée « cru 2022 » des algorithmes génératifs : ChatGPT du côté des agents conversationnels et les Dall-E pour ce qui concerne la génération d’images. Néanmoins, ce film permet bien une réflexion sur le thème de l’IA et sur d’autres aspects.

Tout tourne autour d’une guerre entre Occident, représenté par les seuls États-Unis, et l’Asie. La raison de ce conflit meurtrier ? Une différence radicale de perception à l’égard des intelligences artificielles. Voilà en substance le pitch du film.

Sans risque de conflit majeur, cette différence existe aujourd’hui. Du côté occidental, le robot est souvent considéré comme un danger, par le truchement de sa littérature et de ses films de science-fiction. Il suffit d’évoquer, à ce titre, des sagas telles que Terminator ou Matrix. Le cycle de romans Dune, de Frank Herbert, intègre aussi la suspicion à l’égard de l’intelligence artificielle. Elle est exprimée dans un événement antérieur à l’action principale, le Jihad Butlérien, de Brian Herbert et Kevin J. Anderson, qui interdit la fabrication de « machines pensantes ».

On peut rapprocher cette appréhension occidentale à l’égard de l’IA d’un principe fondateur de la philosophie occidentale : l’altérité où le « Je » est différent de « toi », de « nous ». Les religions monothéistes se sont construites sur ce principe où le « Je suis celui qui est », qu’adresse Yahvé à Moïse, est à rapprocher du Cogito ergo sum de Descartes : là, Yahvé dit à Moïse qu’il est un et autre (alter en latin) que son futur prophète.

Plus tard, la Grèce antique apportera sa pierre à l’édifice de la construction d’une philosophie qui revendique l’unicité de l’être et sa différence à l’égard de l’autre. L’allégorie de la caverne de Platon en est un bon exemple : il faut être un et unique pour percevoir l’intérêt de l’expérience de pensée qui interroge notre expérience du réel… La suite sur inCyber.org

Première contribution d’Olivier Parent à inCyber News, le média de la confiance numérique
À suivre également sur FuturHebdo.fr et Sciencefictiologie.fr

« Infrastructures spatiales », chapitre 3 de Space’ibles, l’Observatoire de prospective spatiale du Cnes | Consulting

Après 18 mois de travail en atelier, réunissant une douzaine de participants issus des milieux académiques et universitaires et sous la tutelle bienveillante de Christophe Bonnal, Cnes, et Philippe Coué, Dassault Aviation, le Comptoir a remis le rapport d’étude du « Chapitre 3 de Space’ibles, après « Enjeux éthiques de l’Espace », avec Jacques Arnould, et « Vivre au quotidien dans l’Espace », avec François Spiero.

Cet atelier s’est attaché à identifié les enjeux pour l’avenir des activités humaines dans l’Espace : en cercles concentriques, on a parlé de débris spatiaux, d’orbites terrestres, d’installations lunaires… le tout pouvant ouvrir à d’autres destination encore plus lointaines !

Le rapport d’étude sera présenté fin novembre lors de Space’ibles Days 2023 qui se dérouleront au siège du Cnes, à Paris. Comme tous les ans, les 200 membres de l’Observatoire de prospective spatiale du Cnes se réuniront pour échanger et évoquer l’avenir des activités spatiales, du sol terrestre… jusqu’à de nouveaux horizons.

A cette occasion, le Comptoir Prospectiviste présentera aussi ses habituelles analyses de la science-fiction : il s’agit des films Space Sweepers (Netflix) et Red Planet (bientôt en ligne sur Sciencefictiologie.fr). A cela s’ajoute une nouveauté : l’analyse d’un roman : Apprendre, si par bonheur de Becky Chambers

TEDxPLV : Paris-Léonard de Vinci | Conférence

Intervention d’Olivier Parent lors du TEDxPLV organisé par les étudiants de Paris-Léonard de Vinci.

Sur le du thème du « Futur », Olivier a évoqué la culture science-fiction comme une source culturelle d’informations pour le présent qui, parlant d’avenir pour nous divertir, nous parle de notre quotidien.

A partir d’une brève l’histoire de la science-fiction, Olivier s’est prêté à une exploration du corps humain au travers de quatre œuvres de SF. Cette petite enquête fait écho à un article à paraître chez ISTE OpenScience.fr : « Le corps humain tel qu’il est (mal)traité dans le cinéma de science-fiction »

FuturHebdo #06 Numéro spécial Saison 2 des Mondes Anticipés est paru | Publication

La nouvelle mouture de FuturHebdo (version papier) vient de paraître !

Ce numéro est publié à l’occasion du lancement de la saison 2 des Mondes Anticipés, festival nomade de prospective et d’anticipation.

Cette nouvelle saison a pour thème : « Le Corps dans tous ses états ! Biologiques, sociales, numériques : faut-il avoir peur des mutations annoncées ? ». La Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, a accueilli ce nouvel épisode des Mondes anticipés.

Ce numéro 6 de FuturHebdo, catalogue du festival, accompagnera les Mondes Anticipés tout au long de cette nouvelle saison une « Le Corps dans tous ses états ! » lors des prochaines étapes à Marseille, Lille, Grenoble, Papeete, Pau, Strasbourg… et dans bien d’autres villes encore.

Cette année, les contributeurs de ce numéro spécial sont : Luc Dellisse, Bénédicte Coudière, Nathalie Viet, Vincent Lorphelin, Guillaume Loublier, Jacques Arnould, Thomas Michaud, Lorenzo Soccavo, Christian Gatard et Olivier Parent.

Bonne lecture !

www.mondes-anticipes.fr

Vous trouverez ce numéro 6, et les numéros précédents, dans la boutique du Comptoir Prospectiviste : https://prospectiviste.fr/boutique/

EDITO : Ce numéro 6 du magazine FuturHebdo est à nouveau un numéro spécial : c’est le catalogue de la saison 2 du festival des Mondes Anticipés.
Après nous être interrogés sur les rapports que nous entretenons avec notre planète, la Terre considérée comme un vaisseau spatial dont il faut prendre soin, cette nouvelle saison du festival nous invite à entreprendre une nouvelle exploration, mais, cette fois, à une échelle plus humaine, celle de notre corps, pris au sens large du terme. En effet, les innovations ne cessent de s’enchaîner. Elles modèlent, sous nos yeux ébahis ou effrayés, un monde qui se veut nouveau grâce aux révolutions technologiques engagées dans de nombreux domaines. Ainsi, l’innovation modifie les rapports que chacun d’entre nous entretient avec son intime, son environnement familial, social, politique…
Ce mouvement perpétuellement novateur viendrait-il donner raison à celles et ceux qui s’alarment de ce qu’ils perçoivent comme une accélération de l’histoire, empêchant les fruits de l’acquis et de l’expérience d’arriver à maturité ? Le progrès technologique est-il le seul chemin à suivre afin d’assurer à l’humanité un avenir radieux à moins qu’il ne se révèle être son fossoyeur ?
Entre techno-enthousiastes et Cassandre de tous ordres, il est grand temps de se poser et de s’interroger sur la société qui se dessine au travers des innovations touchant nos rapports à la santé, à la connaissance, à la citoyenneté, à l’économie… C’est, en tout cas, l’invitation que les Mondes Anticipés adressent à leurs visiteurs à l’occasion de cette deuxième saison et ainsi qu’aux auteurs qui, dans les pages « Cartes blanches à… », s’expriment librement. Sans engager l’organisation du festival ou la rédaction du magazine, ces textes ouvrent le débat !
Bon festival !